Note de l'auteur

Ce blog évolue sans arrêt sauf pendant mes périodes de rotation à terre, aussi bien dans les articles que dans les animations sur le coté gauche. Et surtout n'hésitez pas à écrire vos commentaires en bas de chaque article.

Remarque importante: Certains de ces articles font l'objet d'une modération de ma part afin de ne pas froisser certaines sensibilités qui pourraient s'échauffer rapidement étant donné le contexte difficile de certains lieux de travail. Si toutefois malgré mes précautions, tel était le cas, ceci ne serait pas du tout intentionnel de ma part et je m'en excuse d'avance.
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Chapitre 19: Emirats Arabes Unis

Chapitre 19: Emirats Arabes Unis

mardi 18 décembre 2007

Mais en attendant, j'attends

Je suis en stand-by jusqu'à nouvel ordre et au moins jusqu'au 15 janvier. Après, il se peut que je retourne en Algérie si le client a besoin de plus de monde. Il y a aussi de grandes chances pour que je finisse ailleurs, mais en attendant, j'attends.

vendredi 14 décembre 2007

L'aéroport

Vendredi 14 Décembre
La journée d’hier fut longue, enfermé dans un camp entouré de barbelés avec rien d’autre à faire que dormir et regarder la télé ou se visionner un film sur son PC. Réveil à 4h30 pour un départ sous escorte à 5h00 du matin, direction l’aéroport, pour apprendre que le vol qui devait partir à 6h55 ne partira finalement que 4 heures plus tard. Dans l’aéroport, rien, pas de café, pas de magasin ouvert, il faut dire que l’on est vendredi. On finit quand même par dégoter un café en passant par la salle d’embarquement pour les vols nationaux. En fait il faut passer au travers du portique comme si on avait un vol à prendre puis aller au seul et unique stand servant du café et du thé à la menthe pour une fois cela fait, ressortir par là ou nous sommes venus comme si de rien n’était. Par contre coté international, rien. Et quand vient le moment fatidique d’aller aux toilettes, une nouvelle épreuve attend l’intrépide qui ne peut plus attendre, et à moins de faire une thèse sur les habitudes culinaires des autochtones au vu des selles de ceux-ci, je doute que l’on ait un quelconque intérêt de s’attarder plus que le strict nécessaire que permette le soulagement de vessie en apnée.

Au pied de la magnifique dune de sable jaune immaculée

Jeudi 13 Décembre
Pour aller à Hassi Messaoud, on suit un des interminables oléoducs qui sillonnent le Sahara La plupart mènent d’ailleurs à Hassi Messaoud, centre historique et névralgique du pétrole pour l’Algérie. C’est ici que tout a commencé au milieu des années cinquante quand, à l’époque l’Algérie était encore colonisée par les français, l’ingénieur Messaoud creusa le premier puits de pétrole. Aujourd’hui l’Algérie exporte un peu plus de 3 millions de barils par jour par l’oléoduc Hassi Messaoud – Alger qui regroupe tous les oléoducs du sud-est Algérien. Hassi Messaoud est visible de loin, il suffit de regarder le ciel et l’endroit d’où viennent toutes ces fumées noires. Car ici, on ne compte plus les torchères ou les puits en feu à même le sol (ils brulent les puits pour les nettoyer avant de pouvoir les exploiter), sans compter la raffinerie qui crache son lot de gaz dans le ciel. La ville est née du pétrole, vit pour le pétrole et ne rêve que du futur pétrole et lorsque celui-ci sera épuisé, elle redeviendra ce qu’elle était au départ, un oasis au milieu du désert. Et au loin au pied de la magnifique dune de sable jaune immaculée subsistera la décharge à ciel ouvert qui s’étend à perte de vue au sortir de la ville.

mardi 11 décembre 2007

Le syndrome du fouetteur fou


Mardi 11 Décembre

Ca y est, l’escorte pour notre départ est réservée. Même si le vol est prévu pour le vendredi matin à l’aube, nous partons du site le jeudi matin et passons une journée complète au camp de Hassi Messaoud parqués dans un endroit ou il n’y a rien d’autre à faire que dormir et attendre que la journée passe, sans même la possibilité de sortir de ce camp gardé par les militaires et encerclé de barbelés. Pour nous protéger des attentats soit disant. Je pense surtout que la paranoïa des américains est poussée à son extrême et que les quelques barbus qui traînent en ville ont d’autres chats (ou peut être leur femme) à fouetter plutôt que de s’en prendre à des pauvres couillons comme nous. Bien que, quand on est comme certains américains aussi fier qu’un bar-tabac du haut de ses ray-bans et ses 0,12 tonnes de graisse ambulante à faire pâlir d’envie le champion du monde de Sumo, on finit peut-être par se faire remarquer à travers la barbe du fouetteur de femme le plus fou, même si celui-ci est en pleine séance de lapidation de son infidèle esclave ou en train de se taper la tête jusqu’au sang lors d’une manifestation à la gloire du tout puissant. Mais me voilà encore une fois tout prêt à me faire lapider pour tenir soi-disant des propos diffamatoires, alors si vous, barbus de tous poils (un peu évident pour un barbu), vous vous sentez offensés par ceux-ci (les propos), je vous propose de vous raser la barbe et ainsi vous ne vous sentirez plus visés par les dits propos. – fin du spot publicitaire pour Gillette – Et si malgré tout ca le syndrome du fouetteur fou ne vous a pas quitté, alors je m’en fous, car je serai alors dans le camp protégé par les barbelés.

Alors pourquoi pas ailleurs?


Lundi 10 Décembre

Le client ayant subitement décidé de réduire drastiquement les effectifs, moins de deux semaines après avoir demandé des renforts, je ne suis pas sur du tout de revenir ici. Dommage, le climat me convenait, l’ambiance n’est pas trop mauvaise, la bouffe pas dégueu et même si hélas, il manque vraiment ici d’une bonne connexion internet, j’aurai bien fait quelques rotations de plus. Remarque, rien n’est joué et jusqu’au dernier moment mon sort peut changer. Ce qu’il faut dans ce métier, c’est que quoi qu’il arrive, on ait toujours un sac de prêt pour le cas où on doit partir et tant qu’on n’a pas les deux pieds dans l’avion, on n’est pas sur de vraiment partir. Il est arrivé que la mission de certains soit annulée alors qu’ils étaient déjà arrivés à l’aéroport et que d’autres repartent alors qu’ils sont encore sur le tarmac en revenant de mission et avec un client aussi imprévisible que celui-ci, rien de tout ca ne m’étonnerais. De toute façon, ici ou ailleurs… alors pourquoi pas ailleurs?

Les cuisiniers nous chouchoutent


Dimanche 9 Décembre

Les cuisiniers nous aiment bien et nous chouchoutent, nous fournissant même en sachet de café quand nous tombons en panne au bureau. Ils n’aiment pas trop les américains qui n’apprécient pas la bouffe et s’empiffrent de ketchup de steaks cramoisis et de coca-cola sans même leur adresser la parole. Tandis qu’avec nous, ils nous demandent comment ca va et d’où on vient, si on a bien mangé ce soir et ils sont tout content que l’on engage un peu la conversation. Les opérateurs algériens sur le site agissent de même, ils n’aiment pas avoir affaire avec les américains et devoir parler anglais et viennent donc discuter le bout de gras avec nous, car on parle français. Le seul problème, c’est qu’on n’a pas toujours le temps de faire la causette, alors ils s’en vont déçus de ne pas avoir pu passer un bon moment à palabrer et je suis souvent moi-même déçu de ne pas avoir pu en profiter pour faire une pause. A coté de ca, il y a un écossais et un australien qui sont sympas et avec qui on arrive à parler. Mais les américains nous prennent de haut et sont en général très déplaisants. Quant aux indiens et aux quelques philippins qui restent, ils sont entre eux et n’aime pas trop parler aux gens étrangers à leur communauté. Reste quelques roumains et ukrainiens qui nous parlent football, et bien sûr les anglais égaux à eux même arborant leur T-shirt « England » en bombant le torse.

dimanche 9 décembre 2007

Le transfert sous le manteau comme pendant la prohibition


Vendredi 7 Décembre

Je commence à sentir l’odeur du kérosène et du parfum de l’hôtesse. Plus qu’une semaine avant de monter enfin dans l’avion, mais déjà le besoin du retour se fait cruellement sentir. Si je n’ai presque pas vu passer les 4 premières semaines, la cinquième est celle de trop, celle que je ne ferai plus jamais, celle que je n’aurai pas du accepter. Le plus dur c’est de voir partir ceux qui sont arrivés après moi et de voir revenir ceux qui sont partis après mon arrivée. Et encore, si ceux qui revenaient pensaient à nous en ramenant quelques produits locaux et une petite bouteille, mais rien, même pas du café. On est obligé d’aller mendier chacun son tour un paquet de café au cuisinier, qui nous en file en cachette gratos, car il nous aime bien, mais il ne faut pas que ca se sache car il n’a pas le droit et risquerait de se faire virer. Alors on attend la fermeture quand tout le monde a dégagé et on fait le transfert sous le manteau comme pendant la prohibition avec le matériel de contrebande.

Salah Malek Oum


Mercredi 5 Décembre

Les journées sont très intenses en ce moment et je n’arrête pas. J’ai en tout 8 compresseurs à m’occuper et ils sont tous à des stades différents de l’installation, depuis celui qui est entré en production lundi à celui qui n’est pas fini d’être installé et qui sert de pièces détachées. Je dois modifier les programmes sur une machine et ajouter des calculs de régulation complexes, abandonner car le client me demande de lui démarrer une autre machine et donc basculer sur un autre programme, puis répondre au walkie talkie à un sous-traitant qui veut que je lui démarre un moteur ou le lui arrête, à tel autre qui veut que je lui permette d’essayer une vanne et je dois lui forcer un signal, le client final qui pose des questions sur le fonctionnement de telle machine, puis retour à la modification prise de tête avant de devoir basculer sur d’autres essais, veiller devant l’écran pendant l’heure du repas pendant que les autres mangent, attendre leur retour pour aller avaler son sandwich en 15 minutes, retourner en vitesse au travail, régler un problème électrique, démarrer les pompes, aller sur la machine qui tourne pour voir si tout va bien, vérifier les pressions, en profiter pour pisser depuis le temps que je croise les jambes, retourner devant mon PC pour être accueilli par une dizaine de personnes qui attendent pour qu’on leur démarre telle installation ou qu’on leur fasse tel réglage, essayer finalement mes modifications, redémarrer une machine qui s’est arrêtée sur un défaut, entendre à longueur de journée un crétin hurler dans le haut parleur «PA Testing, One Two Three Four Five – One Two Three, PA Testing One Two Three Four Five, One Two Three… ». Dire Salah Malek Oum aux gardiens, pour finalement plier les gaules, juste à temps pour éviter la fermeture de la cantine le soir. Et là, alors que la seule chose qui m’intéresse vraiment est cette magnifique part de flan qui me tend les bras, voilà qu’un collègue se met à parler boulot et les autres d’embrayer là-dessus. Plus qu’à finir le flan en vitesse et partir dans ma chambre, regarder un film style « Y a-t-il un flic pour sauver la reine » ou « Austin Power » pour enfin bien déconnecter.

mercredi 5 décembre 2007

Lâche-moi les steaks


Lundi 3 Décembre

Le dimanche soir, c’est steak. Un très bon steak cuit comme on aime, saignant, bleu ou à point, à moins qu’on le préfère bien cuit. Le steak est excellent, un gout de viande qui reste gravé dans la mémoire et rendrait carnassier le plus fervent des végétariens et des steaks comme ca, je vous l’assure, ca ne coure pas les rues ni même les boucheries. Tellement vrai, que l’on arriverait presque à compter les semaines en steak. Et toi, il te reste combien de steaks ? Oh moi j’ai encore un steak et toi ? Trois steaks à faire encore. Ou alors, certains font des savant calculs comment optimiser le steak, sachant qu’il y a deux jours de départ la semaine, le lundi et le jeudi et deux jours d’arrivée le mardi et le vendredi, on optimise sa rotation en arrivant un vendredi et en repartant un lundi, comme ca on gagne un steak, à défaut de perdre un week-end. Mais je dis que c’est comme partout, il y en a toujours pour essayer de profiter du système alors quand ils se vantent d’avoir gagné un steak, moi je leur dis : « Lâche-moi les steaks ! »

Sur le tarmac de Roissy Charles De Gaulle

Dimanche 2 Décembre

Mini tempête de sable sur le site et un petit aperçu du calvaire que cela doit être. Quand je dis mini, c’est vraiment mini et je ne pense même pas que l’on peut appeler ca une tempête. Mais le vent soufflait emportant avec lui le sable qui s’infiltrait partout, dans la bouche et le nez si on ne portait pas de foulard, dans les yeux derrière les lunettes de soleil qui ne s’avèrent guère efficace sur les cotés, il aurait mieux valut que je porte les lunettes de soleil de chantier qui protègent les cotés, mais avec elles je vois mal et à force elles me donnent mal à la tête. N’empêche, qu’à la prochaine tempête je n’oublierais pas de les porter. Mais même si le vent était là, il n’était ni fort ni violent et la visibilité était bonne, alors que lors d’une tempête, soit disant on ne sait même plus ou est le sol tellement l’air est chargé de sable, c’est comme si on marchait complètement enfoncé dans un tas de sable mais un tas de sable monté en neige comme les œufs. Alors en attendant « The Big One » on prend son foulard et on plisse les yeux, puis on se réfugie à l’intérieur pour n’en ressortir qu’une fois la journée terminée. Et là, il faut affronter le bruit de tôle ondulée que fait le vent sur le passage au dessus du container qui fait office de chambre. Avez-vous cherché à dormir sous un tas de tôle ondulée qu’un idiot agite dans tous les sens ? Je vous le dis franchement, je préfère encore le bruit constant et régulier des turbines et j’aurai certainement moins de mal à dormir sur le tarmac de Roissy Charles De Gaulle.

lundi 3 décembre 2007

Une épreuve aussi longue que le chemin vers Saint Jacques de Compostelle

Samedi 1er Décembre

Le bâtiment principal du camp s’appelle « La Maison Blanche » et ca fait bien rire les américains. En fait, il s’agit de plusieurs containers réunis entre eux qui forment les bureaux administratifs. C’est ici qu’existent les trois seules lignes téléphoniques qui sont bien entendu constamment inaccessible pour peu qu’une autre personne soit déjà en train de téléphoner. Il y a également un fax utilisable uniquement par l’intermédiaire du secrétaire et des photocopieuses sans toner qui rendent une copie blanche d’un document noirci de toute part, c’est tout juste si on peut deviner quelques marques grisâtres. Une salle de réunion et des bureaux avec des grattes papiers, et les chefs dans les bocaux tout autour. C’est ici que l’on doit aller pour faire signer nos feuilles d’heures et nos rapports hebdomadaires. Chacun doit faire un rapport hebdomadaire spécifiant les activités de chaque journée. Celui-ci doit être signé par le client avant d’être envoyé à notre société et à celle qui nous emploi comme sous-traitant. Mais pour obtenir la signature du client, c’est chaque fois une épreuve aussi longue que le chemin vers Saint Jacques de Compostelle. Tout d’abord, il faut savoir qui a le pouvoir de signature, parce que le jeu ici, c’est de changer les règles chaque semaine. Une semaine, on délègue tel chef à la signature, mais alors voyant débouler une dizaine de personnes pour faire signer les rapports en deux exemplaire, il s’aperçoit très vite que ce n’est pas de tout repos, et passe ainsi le flambeau à son voisin, espérant que ca ne revienne pas trop vite sur lui. Une fois que l’on sait qui signe, il faut le trouver, car ces chefs ont toujours une réunion super importante pour se planquer et quand on fini par lui tomber dessus, il ne signe pas tout de suite et garde parfois plusieurs jour le document avant de le redonner au secrétaire qui nous envoie quand il a le temps une copie au format pdf par la boite mail. Mais comme les ordinateurs perdent régulièrement la connexion internet et ce pendant parfois plusieurs jours, voilà qu’il peut se passer parfois 5 jours avant que finalement on puisse envoyer le rapport. Pour les heures, je ne lâche pas le morceau si facilement et suis prêt à faire le pied de grue et attendre le temps qu’il faut afin d’avoir le fameux papier, car c’est le document le plus important de tout et le seul qui intéresse vraiment tout le monde, nous et notre hiérarchie car le seul qui permet d’être payé.

Lever du soleil sur le sable jaune

Vendredi 30 Novembre

Hier j’ai nourri le petit chat noir. Je vois déjà ma famille en train de prier pour que je ne ramène pas le chat à la maison. C’est vrai que j’ai un petit faible pour les chats et celui-ci est tout mignon, mais je suis en chantier et je ne peux pas vraiment m’attacher à lui, alors je me contente de déposer chaque matin un peu de viande ou de thon récupéré de la cantine ou l’on fait chaque matin nos sandwiches. D’ailleurs, il n’est pas tout seul, il y a un chat orange et blanc et un peu plus loin vers les turbines il y en a un autre gris et blanc, voilà pour l’inventaire félin actuel de ceux que j’ai repéré. De quoi se nourrissent-ils? Des poubelles qui trainent à droite à gauche, peut être qu’il y a également quelques rongeurs bien que j’en doute un peu. Il y a bien trop de sable et comme toute verdure quatre palmiers dégarnis et bien malades. Il y a bien un oasis visible un peu plus loin, à deux kilomètres environ, mais ici c’est du sable à perte de vue. Lever du soleil sur le sable jaune, repas du midi avec vue sur le sable jaune, coucher de soleil sur le sable jaune, De temps en temps le sable est interrompu par une bande noire d’asphalte qui est sensé s’appeler une route. D’ailleurs, ils ne mettent pas beaucoup de temps à faire une route ici, on dame le sable avec un rouleau compresseur, on balance par-dessus une fine couche de goudron liquide pour figer le sable puis une fois ca sec, on met une couche de goudron et voilà, c’est terminé. Ca ne doit pas tenir très longtemps, mais c’est tellement vite fait et il y a si peu de trafic que ce n’est pas vraiment nécessaire de faire plus chiadé. Ca n’empêche pas que contrairement au site de production ou il y a des routes partout même la ou cela ne sert pas, la camp n’a pas une seule route, que des pistes de sable ou même le 4x4 a parfois du mal à ne pas s’embourber. Il faut dire que ce camp est provisoire et est amené à disparaître, en laissant un beau merdier derrière. Je le vois déjà, car la ou les anciens bungalows ont été enlevés, rien n’a été nettoyé et le sol est jonché de morceaux de bois, parpaings, débris en tous genres, câbles qui trainent sur le sol.