Note de l'auteur
Ce blog évolue sans arrêt sauf pendant mes périodes de rotation à terre, aussi bien dans les articles que dans les animations sur le coté gauche. Et surtout n'hésitez pas à écrire vos commentaires en bas de chaque article.
Remarque importante: Certains de ces articles font l'objet d'une modération de ma part afin de ne pas froisser certaines sensibilités qui pourraient s'échauffer rapidement étant donné le contexte difficile de certains lieux de travail. Si toutefois malgré mes précautions, tel était le cas, ceci ne serait pas du tout intentionnel de ma part et je m'en excuse d'avance.
Please consider your environmental responsibility before printing this blog.
dimanche 21 décembre 2008
Le retour
Retour sur Bucarest, puis demain bye bye la Roumanie pour 2008. Je reviendrai le 5 janvier si tout va bien et si rien n'a changé d'ici là. J'espère ne pas retrouver le même hôtel, car je suis sur qu'il est la principale raison de mes problèmes de santé que j'ai rencontré ici, les chambres étant surchauffées à 25°C minimum. J'ai eu des toux violentes avec une crise d'ashme mais comme je n'en fait que très rarement, je n'ai pas pensé à ca tout de suite et le medecin que je suis allé voir m'a donné des antibiotiques qui n'ont eu aucun effet, ce n'est que le dernier jour de mon séjour que je suis entré dans une pharmacie et acheté de la ventoline pour essayer, que je me suis apercu que c'était bien la cause de mes problèmes. J'ai enfin pu passer une nuit à dormir presque tranquillement comparé aux nuits précédentes ou je n'avais pas dormi plus de 2 ou 3 heures. Du coup, je n'ai jamais senti une semaine passé si lentement et j'ai trouvé mon mois au Koweit beaucoup plus court que cette semaine en Roumanie.
samedi 20 décembre 2008
Tu vois bien que je suis occupé...
A propos des chien errants, l'explication est que lorsque Cauesescu était au pouvoir, il délogeait les gens de force et leur donnait 3 heures pour quitter leur domicile, forcant donc ces mêmes personnes à abandonner les chiens, qui se sont reproduits entre eux et ont retrouvé leurs habitudes de meutes. Il est même arrivé à Constanta (prononcer Constzantza) qu'une petite fille se soit faite dévvorée par une meute. Par contre, je ne comprend pas pourquoi ils ne stérilisent pas les chiens. Autre chose que Cauesescu a fait disparaitre dans ce pays, c'est le sourire, du moins dans les hôtels et restaurants, c'est pas le fort du personnel, c'est le moins que l'on puisse dire. On dirait qu'ils sont en train d'aller à un enterrement, que leur patron vient de leur apprendre qu'ils allaient être virés sans indemnités, qu'un tremblement de terre a balayé leur maison ou peut être les trois à la fois. En tout cas, inutile de demander un renseignement à l'hôtel, on vous répondra tout simplement non, dans le style, j'ai pas que ça à faire, tu vois bien que je suis occupé... Ce sont les photographes tireurs de portraits qui doivent se faire chier.
vendredi 19 décembre 2008
La citerne
L'autre jour, il y a eu une explosion dans la raffinerie en fonctionnement toute proche, une citerne a explosé et on ne l'a même pas su. De notre site de travail, on n'a rien entendu et il n'y a pas eu d'alarme d'évacuation du site. Comme quoi, la sécurité sur le site laisse quand même pas mal à désirer. C'est bien le problème des que l'on sort de la mer du Nord, là bas au moins ils ont eu Piper Alpha et savent ce que veut dire un accident grave, alors qu'ailleurs, soit ils n'ont eu que des accidents mineurs soit la vie humaine ne compte pas plus que ca aux yeux des autorités. Alors quand on nous fait un speech d'acceuil sécurité pour s'apercevoir après que l'on évacue pas le site quand il le faudrait, ca fait doucement rigoler. jeudi 18 décembre 2008
Les fesses d'un chameau au milieu d'une tempête du désert
Le site est une raffinerie de pétrole existante ou ils font une extention et je travaille donc dans cette nouvelle partie qui n'est pas encore en gaz. Heureusement, d'ailleurs, ca évite d'inhaler les mauvaises odeurs de benzène et autres cochonneries. Pour se rendre sur le site depuis l'hôtel, on suit le bord de mer, rempli d'hôtels fermés et de restaurants tout aussi fermés qui doivent ouvrir pendant la saison d'été. Car ici, aussi incroyable que cela peut le paraître quand on le voit tel que c'est maintenant, c'est une station balnéaire très prisée. D'ailleurs le bord de mer ne semble même pas beau et la mer est comme le ciel de couleur grise. Puis une fois que l'on a suivi la côte, on longe la raffinerie et là, la route devient franchement défoncée et on arrive enfin au site. L'accès au site à pied se fait par un chemin de gadoue et chaque fois que je l'emprunte, je sers les fesses, telles celles d'un chameau pris au milieu d'une tempête du désert, afin de ne pas tomber. Faut dire, qu'avec ce qui tombe ici, la gadoue, la gadoue et encore la gadoue, ils pourraient se faire exportateurs de gadoue les roumains et ils deviendraient peut être aussi riche que leurs collègues des pays de golfe qui sont bien arrivés eux à en exporter de la gadoue, même pas aussi belle car toute noire (ca n'a rien de raciste mais la roumaine est d'un beau marron orangé) et visceuse en plus.
mardi 16 décembre 2008
Les chiens errants
Ce qui surprend en Roumanie, c'est le nombre de chiens errants. Il y en a partout et de toutes les tailles, des bébés chiots et des corniauds bien amochés, de toutes les races aussi. Ils doivent laisser les chiens errer. Rien que sur le site, il y en a une bonne cinquantaine. Ils se nourissent des poubelles éventrées qui restent par terre et que personne ne vient ramasser, ou alors les Roumains leur apportent des restes de bouffe du midi et des croquettes.
lundi 15 décembre 2008
Eplucher les bagages
Une perte de bagages pour commencer, merci Air France et merci surtout aux Aéroports de Paris et à celui de Roissy Charles De Gaulle en particulier, le seul aéroport au monde qui n'est pas capable de faire suivre un bagage entre deux terminaux qui se touchent et pour deux vols de la même compagnie avec une correspondance d'une heure trente entre les deux vols. Mais c'est apparament trop demander aux bagagistes qui n'ont pas le temps en si peu de temps d'éplucher tous les bagages pour voir ce qu'il y a à voler dedans. Alors leur demander de les transporter en temps et en heure, c'est quand même trop demander, qu'est qu'il va dire le voisin si on ne lui ramène pas le caméscope promis contre la barette de shit? Enfin, arrivé à Bucarest sans mes bagages, je loue une voiture et me tape les 250km de route défoncée qui me permettent d'arriver comme une fleur à l'hotel à minuit et demi bien crevé pour me lever à 5h30 pour partir au boulot.
vendredi 12 décembre 2008
La transition
Je profite de mes derniers instants au Koweit et de ses températures clémentes de 20 à 25°C pour me promener sur la plage. Puis je vais au Hilton Resort pour surfer sur l'internet, car dans ce complexe hôtelier, le wifi est gratuit. N'importe qui peut y aller une fois passé le contrôle armé à l'entrée avec détecteur de métaux et ouverture obligatoire du coffre et du capot. Mais après, on a accès aux restaurants, dont un Thaïlandais très bon, aux boutiques plutôt du genre clinquant, Rolex, Givenchy, Vuiton, comme les aiment les Koweitiens, et boire un coup au café mais sans alcool. L'alcool, c'est pour ce soir, dans l'avion et demain en arrivant à la maison, promis juré, je débouche une bonne bouteille de Bordeaux. D'ailleurs, je ne vais avoir que 24 heures chez moi, à peine, puisque j'arrive à 12h à l'aéroport de Bordeaux et repars du même aéroport le lendemain à 13h vers un autre bord de mer, nettement plus froid. Pour mon premeir séjour en Roumanie, je ne vais rester que 9 jours, mais je dois revenir après les fêtes. Donc pour la suite du blog, rendez vous le 15 décembre (sauf si j'ai l'énergie, tard le soir le 14).
jeudi 11 décembre 2008
Chapitre 6: Le Koweit
Et voilà, mon chapitre se termine. Demain soir (en fait samedi matin à 1h du matin) je quitte le Koweit HEUREUX. Et inutile de dire que la première chose que je vais faire dans l'avion c'est de boire un coup. Quant au repos, il n'y en aura pas pour tout de suite, puisque j'enchaine directement sur la Roumanie pour une semaine, avec un retour à la maison le 23 décembre.
mercredi 10 décembre 2008
La misère
C'est le premier chantier que je fais ou il y a si peu de matériel, si peu d'organisation (en fait rien du tout) et si peu de compétence. Je m'excuse par avance d'être un peu vulgaire, mais en fait ici, on a sa bite et son couteau, et encore le couteau je ne sais pas si on l'a. Normalement on arrive sur site avec le petit matériel et le client doit nous fournir le matériel nécessaire et le personnel compétent pour nous aider et organiser les travaux des differents intervenants. Mais ici, rien de tout ça. Question compétences, mis à part un ou deux philippins qui connaissent leur travail mais qui ne sont pas toujours disponible, tout le reste sont des personnes qui ne font que regarder ou attendre ou disparaître pour aller prier. Quant aux outils, ils n'ont rien. Ca commence par les bureaux ou il n'y a même pas un endroit pour se changer, ni manger et pas de téléphone pas de fax. Questions outils, ils ont bien quelques boites à clous mais pas de matériel pour mécanicien comme des clefs dynamométriques ni pour instrumentistes, bref la misère.
mardi 9 décembre 2008
L'odeur du kérozène
L'atmosphère s'est nettement dégradée au travail après que le client ait envoyé un mail assassin aux responsables projets tout en étant de pure mauvaise foi, comme de se plaindre que l'on n'était pas sur le site avant 11h ce matin alors que l'on attendait le permis de travail pour s'y rendre. C'est toujours le problème quand quelqu'un n'a pas les fesses propres, il cherche à se justifier et trouve des boucs émissaires. Les attaques n'étaient pas directement dirigées contre moi mais plus contre le collègue mécanicien et étaient entièrement injustifiées, mais dans le mail assassin, je suis quand même accusé d'avoir perdu du temps sur un problème alors que je ne fais que ça perdre mon temps à attendre qu'ils soient prêts. Mais je sens déjà l'odeur du kérozène et le bruit des réacteurs annoncant un départ proche, très proche.
lundi 8 décembre 2008
La démobilisation
J'ai appris aujourd'hui que je rentre du Koweit samedi. J'en saurai plus demain, mais le client a signé l'ordre de démobilisation.
dimanche 7 décembre 2008
Recharger les batteries
Pas d'accès sur site demain, jour de congés pour le Hadj. Je vais profiter de cette journée pour bien me reposer et recharger un peu les batteries. Sinon, je ne sais toujours pas quand je repars à la maison. Mon voyage est fixé au 15 décembre au départ mais le client voudrait que je reparte un peu plus tôt, car il n'y a pas tant de boulot que ça. J'essaye de faire durer un peu le plaisir, mais ca va être dur de cacher assez longtemps une évidence, je n'ai pas grand chose à faire. Le problème n'est pas que je cherche à glander, mais il n'y a rien d'installé sur site et le peu qui est installé est déjà testé ou alors ils n'ont pas l'appareillage pour le tester.
samedi 6 décembre 2008
La prière
Je me suis un peu énervé contre le client final aujourd'hui lors d'une réception d'installation, je n'aurai peut être pas dû, mais ca a été plus fort que moi. Oh, ce n'a pas été bien méchant et je ne l'ai pas insulté, je lui ai juste dit que je n'étais pas content. La cause du problème? Au départ udes tests avec le client final qui ont durés toute la journée avec un arrêt en retard à midi pour manger en vitesse un repas devenu froid et repartir sans attendre sur le site pour finir le travail avant ce soir, car après ce soir il y a le Hadj et le client n'est plus disponible. Jusque là tout va bien, c'est du déjà vu en chantier et j'ai plutôt l'habitude de devoir faire des heures, de manger en vitesse et de satisfaire les désiratas du client question planning. La ou tout à dérapé, c'est quand à 17h, heure ou normalement on s'en va du site, le client a disparu pendant 45 minutes en plein milieu du travail qui était presque fini pour aller prier. Alors qu'il restait 5mn de boulot, on a du attendre que monsieur ait fini sa prière pour recommencer. Il a alors voulu refaire des tests que l'on avait déjà fait et regarder les petits détails qui ne concernait même pas mon installation mais celle avec lequel le système dialoguait. Alors là, j'ai vu rouge, et je lui ai dit que ce ne me concernait pas et que je voulais finir le test au plus vite surtout que mon collègue m'attendait pour partir en voiture avec lui. Et bien, il s'est faché le Monsieur, expliquant que c'était normal pour nous d'attendre. Moi, je vais inventer une religion ou l'on doit quitter le boulot toutes les 2 minutes pour aller boire une bière et on verra s'il trouve cela normal., je vais l'appeler la Bièreslam. Heureusement que je n'ai pas vu un seul musulman en train de prier au bord de la route, car je crois que je l'aurai écrasé avec la voiture pour me venger.
vendredi 5 décembre 2008
Le jeu des enturbannés
Le jeu le plus prisé des enturbannés est de faire des ronds avec une voiture au milieu d'un carrefour en bloquant toute le circulation et continuer ainsi à faire crisser les pneus jusqu'à qu'un éclate. En faisant ces burns, ils rentrent en transe et sont tout exités. Quand on voit un turban sur la tête d'un conducteur, on a de toute façon intéret à se mefier, car si ce n'est pas un sponsor à Michelin ou Goodyear, c'est guère mieux car le fait qu'ils soient koweitiens leur donne le droit divin d'être au dessus des lois et du code de la route, de toute façon, dieu les protègent, donc pourquoi s'en feraient ils? C'est pour cela d'ailleurs qu'ils ne s'attachent pas, mettent jusqu'à 4 enfants dont certains en bas âge, non attachés devant à coté d'eux, ne connaissent qu'une seule pédale, l'accélérateur, et quand par hazard ils sont bloqués derrière quelqu'un et qu'ils ne peuvent ni doubler à droite, ni à gauche, ni sur le trottoir, alors ils collent le véhicule précédent de telle façon que celui-ci dans le rétro ne voit plus que le turban et la moustache en train de gueuler, le reste du véhicule ayant disparu derriere le parechoc. Quand l'enturbanné est en moto, il se comporte pareil et de toute façon il a un turban sur la tête pour le protéger. Heureusement, ce spécimen est minoritaire dans son pays qui est plutôt peuplé d'indiens, pakistanais, philippins et autre immigrés d'afrique ou du magreb.
jeudi 4 décembre 2008
Eid El Adha
C'est le grand viaduc au Koweit pour la fête du Eid El Adha et Mount Arafat. Je savais bien qu'Arafat a été solide comme un roc en son temps, mais de là à en faire une montagne? A moins qu'il ne s'agisse du mont Ararat en Turquie ou en Arménie suivant les sensibilités, mais pourquoi faire, dans tous les cas, d'une montagne un jour férié? Toujours est il, que pour le client final, c'est une semaine de vacances puisque Arafat a donné un jour de congés, Eid un autre, El un troisième et Adha un quatrième et que tout ça est coincé entre deux vendredis. En fait, pour être sérieux, l'Eid El Adha (en un seul groupe de mots) dure 4 jours et c'est le voyage à La Mecque la ou les musulmans du monde entier vont se faire piétiner et bousculer dans l'espoir de se rapprocher de dieu, quant aux monts Arafat et Ararat ils existent bien tous les deux, le premier est situé à La Mecque alors que le second plus majestueux en taille est bien à la frontière entre la Turquie et l'Arménie. Alors que le premier a une connotation religieuse évidente de part sa situation et du fait qu'il serait également lié à Adam et Eve, le second serait lui, toujours selon la légende, lié à l'arche de Noé. Et ce n'est pas les mécréants comme moi qui vont se permettre de pencher pour l'un ou pour l'autre, bien qu'avoir un torchon sur la tête puisse s'avérer utile lorsque l'on doit en urgence faire la vaisselle.
mercredi 3 décembre 2008
La route est tranquille
Le site d'exploitation est immense, il s'étend sur plus de 80km de long en une quarantaine d'installation au milieu du désert, notre site étant à l'extrémité nord ouest de la zone. Pour y
accéder, il y a deux routes, jusqu'à maintenant on prenait la route nord ou l'on rentrait dans le site au dernier moment, ce qui veut dire que l'on faisait la plupart du voyage avec les fous du volant. On prenait celle-ci car personne ne nous avait montré l'autre et en la prenant une fois, on s'était perdu. Hier on m'a montré la route par le coté sud et on rentre dans l'univers privé de la Koweit Oil Company des le début du trajet, ce qui veut dire que l'on évite tous les tarés et c'est beaucoup plus sur, même si on doit du coup passer trois postes de contrôle au lieu d'un seul. Trois, parce que l'on rentre puis l'on ressort pour se retrouver près de la base aérienne américaine et on re-rentre de nouveau. La route est tranquille et on doit juste faire attention aux gendarmes couchés (les dos d'ânes) mis au travers de la route pour faire ralentir et aux boites à radars fixes ou mobiles disposés un peu partout le long de la route. En plus, je gagne 15km sur le trajet passant de 95 à 80km. Je suis content d'éviter ainsi au maximum les fadas de la route car cela commencait à me faire pas mal flipper de voir chaque jour au moins une nouvelle carcasse de voiture complètement détruite en pleine ville au milieu du carrefour. Il faut dire que même si le conducteur doit ici acheter son permis (on ne voit jamais d'auto-école, ca n'existe tout simplement pas, celui qui veut conduire doit aller à un bureau, payer et repartir avec son permis), ceux qui construisent les routes ne font pas grand chose non plus pour améliorer la sécurité ou font plutôt plein de choses pour la rendre plus dangereuse, comme les demi-tours disposés à intervalles réguliers entre les deux voies d'autoroutes avec donc des véhicules lents qui déboulent tout d'un coup sur la voie rapide ou bien les travaux non signalés, les carcasses non déblayées et les bifurcations non indiquées.
accéder, il y a deux routes, jusqu'à maintenant on prenait la route nord ou l'on rentrait dans le site au dernier moment, ce qui veut dire que l'on faisait la plupart du voyage avec les fous du volant. On prenait celle-ci car personne ne nous avait montré l'autre et en la prenant une fois, on s'était perdu. Hier on m'a montré la route par le coté sud et on rentre dans l'univers privé de la Koweit Oil Company des le début du trajet, ce qui veut dire que l'on évite tous les tarés et c'est beaucoup plus sur, même si on doit du coup passer trois postes de contrôle au lieu d'un seul. Trois, parce que l'on rentre puis l'on ressort pour se retrouver près de la base aérienne américaine et on re-rentre de nouveau. La route est tranquille et on doit juste faire attention aux gendarmes couchés (les dos d'ânes) mis au travers de la route pour faire ralentir et aux boites à radars fixes ou mobiles disposés un peu partout le long de la route. En plus, je gagne 15km sur le trajet passant de 95 à 80km. Je suis content d'éviter ainsi au maximum les fadas de la route car cela commencait à me faire pas mal flipper de voir chaque jour au moins une nouvelle carcasse de voiture complètement détruite en pleine ville au milieu du carrefour. Il faut dire que même si le conducteur doit ici acheter son permis (on ne voit jamais d'auto-école, ca n'existe tout simplement pas, celui qui veut conduire doit aller à un bureau, payer et repartir avec son permis), ceux qui construisent les routes ne font pas grand chose non plus pour améliorer la sécurité ou font plutôt plein de choses pour la rendre plus dangereuse, comme les demi-tours disposés à intervalles réguliers entre les deux voies d'autoroutes avec donc des véhicules lents qui déboulent tout d'un coup sur la voie rapide ou bien les travaux non signalés, les carcasses non déblayées et les bifurcations non indiquées.mardi 2 décembre 2008
La fuite de gaz
La sécurité sur site est comme celle sur la route, pas terrible du tout. L'accueil sécurité était minimal et a consisté à nous donner un détecteur de gaz H2S et un masque de fuite, plus une combinaison de travail. C'est déjà pas mal mais question infos sur les points de rassemblement et type d'alarmes, rien ou pas grand chose, on découvre cela soit même en allant sur le site. L'autre jour on a été empéché d'aller sur le site à cause d'une importante fuite de gaz, dans ce cas la, de toute façon je préfère rester au bureau, mais la ou le bas blesse, c'est que quand on a été autorisé de retourner sur le site, on sentait toujours le gaz et on a continué à le sentir pendant plusieurs jours. Mon détecteur de gaz n'a pas bronché, donc il n'y avait pas de gaz mortel dans les parages, mais je suis sur qu'une inhalation en continu de gaz non mortel a quand même de graves conséquences sur la santé et donc quand je vois des gens travailler dans la zone qui pue, zone que je m'empressais de fuir, je me dis qu'il y a quand même un problème. Mais ici, c'est comme tout, la santé des gens n'a pas l'air d'avoir beaucoup d'importance et je ne pense pas qu'ils aient encore intégré le mot sécurité dans leur vocabulaire.
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