Note de l'auteur

Ce blog évolue sans arrêt sauf pendant mes périodes de rotation à terre, aussi bien dans les articles que dans les animations sur le coté gauche. Et surtout n'hésitez pas à écrire vos commentaires en bas de chaque article.

Remarque importante: Certains de ces articles font l'objet d'une modération de ma part afin de ne pas froisser certaines sensibilités qui pourraient s'échauffer rapidement étant donné le contexte difficile de certains lieux de travail. Si toutefois malgré mes précautions, tel était le cas, ceci ne serait pas du tout intentionnel de ma part et je m'en excuse d'avance.
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Chapitre 23: Le Congo

Chapitre 23: Le Congo

mercredi 21 juillet 2010

Les parias du système

Ce coin de la terre est vraiment damné et je ne sais pas comment font les rares habitants de ce pays pour vivre ici et s'y complaire. Bon, si on n'a jamais connu autre chose, peut être, mais j'ai du mal à croire à cette version, car alors il faudrait non seulement ne jamais avoir connu autre chose mais aussi ne jamais avoir vu un seul film à la télévision qui montre ne serait-ce qu'une seule séquence avec un paysage autre que désertique, ni jamais été sur internet, ni lu un seul magazine de reportage et ni ne jamais avoir entendu parlé de cet ailleurs par une personne extérieure, avouez que ca fait beaucoup. Non, sincèrement, je ne comprend pas comment on fait pour vivre ainsi au milieu d'un immense tas de sable et de cailloux moches entrecoupés de tuyaux, de pylones électrique et parsemés de détritus. Je ne comprend pas comment on fait aussi pour vivre avec ce vent qui projette le sable partout (et plus particuliêrement dans les narines, la bouche et les yeux) qui, pendant des jours entiers, rend le ciel tout jaune sans aucune visibilié, pire que le légendaire smog londonien cher à Charles Dickens. Sans oublier cette chaleur qui tue toute véléité de mouvement et qui ote même l'envie de respirer, je me suis moi même surpris de dire: Tiens, il ne fait pas aussi chaud aujourd'hui, il ne fait que 46 degrés. Alors, en plus de tout cela, si on habite à 200km de la ville la plus proche comme ceux qui résident dans les rares maisons en dehors du camp, je pense que soit on est masochiste soit on est un paria du système, le pire étant d'être la femme d'un de ces parias/masochistes, je n'ose même pas y penser.

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