Note de l'auteur

Ce blog évolue sans arrêt sauf pendant mes périodes de rotation à terre, aussi bien dans les articles que dans les animations sur le coté gauche. Et surtout n'hésitez pas à écrire vos commentaires en bas de chaque article.

Remarque importante: Certains de ces articles font l'objet d'une modération de ma part afin de ne pas froisser certaines sensibilités qui pourraient s'échauffer rapidement étant donné le contexte difficile de certains lieux de travail. Si toutefois malgré mes précautions, tel était le cas, ceci ne serait pas du tout intentionnel de ma part et je m'en excuse d'avance.
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Chapitre 23: Le Congo

Chapitre 23: Le Congo

lundi 26 juillet 2010

Responsable en chef des opérations de bien-être

De tous les postes que l'on trouve ici, il y en a un qui existe chaque fois qu'il y a qu moins un ou deux bureaux, c'est celui que j'appelerai par le titre pompeux de "responsable en chef des opérations de bien-être", en bref, il s'agit de la personne qui s'occupe du bien être des autres personnes travaillant au bureau en leur démarrant la clim avant qu'ils arrivent, leur apporte le café et les bouteilles d'eau et lave leurs voitures quand elles arrivent au parking. Si j'ai choisi cette appelation pour son boulot, c'est pour l'élever un tant soi peu sur un mini piedestral, car hélas c'est bien la seule chose qu'il réussira à obtenir ici, mis à part ma sympathie pour un homme dévoué et toujours souriant. Ce qu'il faut savoir derriere tout cela, c'est que notre homme a quitté son pays, l'Inde, le Pakistan, le Sri Lanka ou le Bengladesh pour travailler ici 12 heures par jour, 7 jours sur 7 sans rentrer au pays qu'une seule fois par an et pendant quatre semaines seulement pour un salaire net de 300 ryads soit 65 euros par mois. Heureusement, il se trouve dans un camp ou il n'a rien a payer, mais situé à 25 km du camp ou je suis et donc avec, en plus des heures de travail, en comptant le temps pour le passage des check points, une bonne demi-heure de transport a l'aller et au retour. Et je ne suis même pas sur qu'il ne doive pas payer son billet de retour au pays. Bon, vous me direz que le salaire minimum en Indonésie est encore plus bas que ca puisqu'il est à 50 euros par mois. Le pire dans tout ca, c'est que cette personne s'est expatriée pour gagner ce salaire là, qu'est ce qu'il devait avoir dans son pays? Déjà en Indonésie le salaire minimum est de 500 000 ruppiah soit 50 euros environ, alors au Bengladesh ca doit encore être beaucoup moins.

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