Note de l'auteur

Ce blog évolue sans arrêt sauf pendant mes périodes de rotation à terre, aussi bien dans les articles que dans les animations sur le coté gauche. Et surtout n'hésitez pas à écrire vos commentaires en bas de chaque article.

Remarque importante: Certains de ces articles font l'objet d'une modération de ma part afin de ne pas froisser certaines sensibilités qui pourraient s'échauffer rapidement étant donné le contexte difficile de certains lieux de travail. Si toutefois malgré mes précautions, tel était le cas, ceci ne serait pas du tout intentionnel de ma part et je m'en excuse d'avance.
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Chapitre 23: Le Congo

Chapitre 23: Le Congo

lundi 29 septembre 2014

Jouer les hackeurs


Première journée à bord qui a commencée au check-in de l’aéroport avec un obtus qui ne voulait rien savoir sur mon excèdent de bagages malgré mon autorisation en due forme de 5 kg supplémentaires. J’ai donc du me lester de 5kg de bagages juste avant le départ afin d’obtenir les 15kg réglementaires et 15kg pas même 15kg et 1 gramme. Il a fallut que j’enlève jusqu’à la paire de chaussette supplémentaire afin de me conformer à son intransigeance. Puis cela a continué une fois arrivé à bord par la scène ou je dois moi-même enlever les draps sales laissés par le précédent locataire du lit, ce qui n’est pas évident quand il s’agit d’un lit superposé en hauteur avec une seule échelle pour y accéder et que le matelas ne peut pas s’enlever à cause du support de la tablette qui empêche de le lever. Après un bon quart d’heure et une bonne suée j’y suis enfin arrivé. Ce que je savais aussi avant d’arriver c’est qu’ils ne lavaient pas les affaires personnelles hormis les combinaisons de travail mais quand on voit la gueule de la salle de bain et le minuscule radiateur pour étendre les vêtements, on se dit que l’on va économiser les lessives pour ne pas bloquer tout l’espace et laisser un peu de place aux deux autres occupants de la chambre. Après, on s’aperçoit que le seul endroit ou l’on peut se connecter à l’internet est dans la salle des armoires électriques grâce à une connexion pirate car Petrobras n’autorise pas que l’on se connecte sur son réseau si on ne fait pas partie de la boite. Donc sans possibilité officielle les gens ici ont fini par jouer les hackeurs et s’arranger comme ils pouvaient. Finalement, la journée s’est terminée tranquillement, finalement content de pouvoir enfin quitter cette combinaison orange et ces pompes de sécurité que les gens ici ne quittent jamais sauf quand ils se rendent dans leur chambre.

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