Note de l'auteur

Ce blog évolue sans arrêt sauf pendant mes périodes de rotation à terre, aussi bien dans les articles que dans les animations sur le coté gauche. Et surtout n'hésitez pas à écrire vos commentaires en bas de chaque article.

Remarque importante: Certains de ces articles font l'objet d'une modération de ma part afin de ne pas froisser certaines sensibilités qui pourraient s'échauffer rapidement étant donné le contexte difficile de certains lieux de travail. Si toutefois malgré mes précautions, tel était le cas, ceci ne serait pas du tout intentionnel de ma part et je m'en excuse d'avance.
Please consider your environmental responsibility before printing this blog.

Chapitre 23: Le Congo

Chapitre 23: Le Congo

dimanche 6 décembre 2015

L'encyclopédie du sniper

Tous les matins et tous les soirs, je me rends sur le site en mini bus en compagnie d'un Serbe, d'un Italien et d'un Écossais. L'Italien est la caricature parfaite de l'Italien parlant passionnément avec force de gestes de moto, de ski, et de la bella ragazza, cazzo. L'Ecossais viens de Glasgow et est un de ces piliers de bar qui écluse les bières les unes après les autres sans bouger d'un centimètre allant ainsi jusqu'au fin fond de la nuit et de se retrouver frais et dispo le lendemain, enfin tant qu'il ne dépasse pas ses propres limites de self contrôle, auquel cas la présence de l'Italien ou du Serbe n'est pas de trop pour le sortir du mauvais pas où il a envie, l'alcool aidant, de s'enfoncer. Quant au Serbe, on peut déjà écrire un pavé plus gros que toute la collection des sœurs Brontë réunies rien qu'en contant un résumé partiel de ses aventures. Un ancien sniper de l'armée Serbe en Bosnie qui en a vu des vertes et des pas mûres de toutes sortes, qui peut aussi bien parler de la mafia Serbe, de Kusturica que du musée d'Orsay, de Van Gogt, Rembrant ou Dali puis nous conter l'histoire de Sebreniza vue de son côté, du Kosovo et de la frustration vis à vis de la France qui les a attaqué alors qu'ils avaient une haute estime de celle ci pour les avoir aidé durant la grande guerre. Enfin nous conter comment un de ses collègues agressé par un autre a sorti son pistolet, enlevé toutes les balles du barillet sauf une, tourné le barillet, mis le pistolet sur sa tempe, tiré pour après pointer le pistolet sur la tempe de l'autre et lui demander s'il voulait continuer ou s'il allait sur le champ s'excuser. Félé mais radical. 

Aucun commentaire: