Note de l'auteur

Ce blog évolue sans arrêt sauf pendant mes périodes de rotation à terre, aussi bien dans les articles que dans les animations sur le coté gauche. Et surtout n'hésitez pas à écrire vos commentaires en bas de chaque article.

Remarque importante: Certains de ces articles font l'objet d'une modération de ma part afin de ne pas froisser certaines sensibilités qui pourraient s'échauffer rapidement étant donné le contexte difficile de certains lieux de travail. Si toutefois malgré mes précautions, tel était le cas, ceci ne serait pas du tout intentionnel de ma part et je m'en excuse d'avance.
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Chapitre 23: Le Congo

Chapitre 23: Le Congo

vendredi 27 mai 2016

Les plumes mais pas le goudron

Je suis allergique à pas mal de choses, le pollen, la poussière, le bouleau, parfois le boulot aussi et les plumes mais pas le goudron. Quand je suis arrivé ici, j'ai commencé à tousser et j'ai mis cela sur le compte de la clim mais c'est allé en empirant jusqu'à que je m'aperçoive que je dormais sur un oreiller en plumes, cause de mes problèmes qui devenaient assez inquiétants. Donc m'en apercevant vers 23h je file à la réception, explique au camp boss que j'ai besoin de changer d'oreiller et que je veux voir le médecin pour qu'il me donne des anti-histaminiques. Le médecin arrive et ne parle pas un seul mot d'anglais. Après le peu de paperasserie, il farfouille dans ses médocs et il me montre par gestes qu'il souhaite me piquer la fesse, me pique celle ci avec je ne sais pas quel produit puis s'affaire sur une autre seringue et me demande cette fois de montrer mon bras pour faire une intraveineuse. Il serre un garrot, cherche mes veines, ne les trouvent pas, met le garrot sur mon poignet et cherche les veines sur ma main, Il me charcute ma main à deux endroits, créant des hématomes pour finalement abandonner et changer de produit et de seringue, me remontrer les fesses et me la planter dans la droite. Puis il me donne deux type de cachets et me montre un 6 avec ses mains, je comprend qu'il faut en prendre un de chaque à six heure du matin et me dit quelque chose en russe pour la suite et donc je ne saurai pas quand. Je fais Da et il me montre la sortie et je m'en vais. Content de ne pas être plus malade que ça, des fois qu'il commençait à sortir la disqueuse et le marteau piqueur...Mais le fin mot de l'histoire, c'est quand le lendemain, je suis revenu dans ma chambre, j'ai vu qu'ils m'avaient changé mon oreiller comme demandé par un tout beau tout neuf, et en quoi? Je vous le donne en mille... en plume! Pas d'oreiller en mousse, que des plumes. Donc je me suis fait emplumer bien profond et je dois dormir le reste du temps sur un coussin fait de T shirts.

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