Note de l'auteur

Ce blog évolue sans arrêt sauf pendant mes périodes de rotation à terre, aussi bien dans les articles que dans les animations sur le coté gauche. Et surtout n'hésitez pas à écrire vos commentaires en bas de chaque article.

Remarque importante: Certains de ces articles font l'objet d'une modération de ma part afin de ne pas froisser certaines sensibilités qui pourraient s'échauffer rapidement étant donné le contexte difficile de certains lieux de travail. Si toutefois malgré mes précautions, tel était le cas, ceci ne serait pas du tout intentionnel de ma part et je m'en excuse d'avance.
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Chapitre 23: Le Congo

Chapitre 23: Le Congo

jeudi 8 septembre 2016

Des écailles et des nageoires

Une fois le souk traversé de long en large et en zigzag entre les échoppes de burka et celles des turbans, les fausses montres Rolex et le dernier Samsung, je déboule soudain au beau milieu des écailles et des nageoires en tout genres, exposés à même le marbre. L’odeur de la mer s’imprègne au plus profond des tripes. Tripes que l’on ne tarde pas à trouver dans la salle suivante entre les côtes et les mares de sang. Je traverse très vite cette abondance de chair morte en essayant en vain de ne pas être atteint par les effluves sanguinolentes pour enfin ralentir le pas et admirer ces formes diverses aux couleurs ensoleillé des fruits exotiques contrasté par le noir des niqabs et le blanc des djellabas se frayant un chemin au milieu des étals bigarrés. Et si les terrasses avoisinantes sous cette chaleur torride et moite de cette fin de soirée m’inciterait à commander une pinte bien fraîche de cervoise amplement méritée, la situation géographique du lieu fait que cette denrée est hautement prohibée, aussi dois je me rabattre sur un surprenant Jallab, un sirop de dattes accompagné de pignons qui je dois l'admettre s’avère tout à fait réjouissant. Tandis que je savoure le beuvrage, je ris jaune de voir avec quelles contorsions les femmes s’évertuent pour manger en soulevant leur voile facial sous l’œil impassible du mari aux multiples épouses qui reste pendu à son portable. C’est vrai que je suis au Koweït.

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